Essor de la fibre optique et de l’Internet mobile.
Derrière l’opérateur historique NTT, les sociétés KDDI et SoftBank (propriétaire de Yahoo! Japan) se sont imposées comme opérateurs généralistes (haut débit et télécoms mobiles) concurrents. La téléphonie fixe classique (sur réseau commuté) est en panne de croissance, subissant la concurrence de la téléphonie mobile (qui l’a dépassée en 1999) et de la VoIP.
Internet à haut débit bon marché.
L’accès à Internet au Japon est le moins cher au monde selon l’ITU : 0,06 euros pour 100 kbps en 2006 (7,46 euros en moyenne par mois et par abonné). L’introduction, à partir de 2001, des premières offres ADSL par SoftBank avec un marketing très agressif a contraint NTT à se lancer sur ce nouveau marché, et la réglementation relative au dégroupage et à la concurrence a permis l’essor de cette technologie. Depuis 2005 cette stratégie commerciale est également appliquée à la fibre optique, qui représente désormais 1/3 du haut débit.
Cependant, malgré l’obligation de dégroupage total, les conditions d’accès au réseau optique de NTT pour les autres opérateurs semblent encore poser des difficultés.
Suite aux plans gouvernementaux e-Japan, le MIC a lancé son propre plan quinquennal u-Japan en décembre 2004 (« u » pour ubiquitous), et a défini en août 2006 sa Next-Generation Broadband Strategy 2010 afin de préciser les objectifs à atteindre en matière de haut débit : passer de 94 % à 100 % en couverture haut débit, et de 80 % à 90 % en très haut débit.
Le Laboratoire mondial de la téléphonie mobile.
Le marché de la téléphonie mobile, malgré une réduction de la progression en abonnés, n’est pas arrivé à maturité (5 millions d’abonnés supplémentaires sur l’année fiscale 2006). En mai 2007, le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 76,8 %, le Japon comptant 98 millions d’abonnés à la téléphonie mobile dont 87 % sont abonnés à un service Internet mobile (1er rang mondial), soit 85 millions d’utilisateurs. 76 % des utilisateurs mobiles sont abonnés à un service 3G/3,5G (75 millions d’abonnés). A peine 1 million de Japonais utilise une carte prépayée. NTT DoCoMo domine le secteur et a été un précurseur avec le lancement de l’i-mode en février 1999, puis du premier service 3G en octobre 2001.
Cependant, la déréglementation a permis à de nouveaux opérateurs d’arriver sur le marché, concurrençant fortement ses positions en développant là encore des stratégies agressives (tout particulièrement KDDI, avec sa marque Au et ses forfaits données illimités ou packet flat rate). Concurrence renforcée récemment avec le rachat de Vodafone Japan par Softbank, et l’attribution de licences à deux nouveaux arrivants : eMobile d’eAccess et IPMobile. DoCoMo axe désormais sa stratégie sur son service de portefeuille électronique Osaifu-Keitai lancé en juillet 2004, utilisant la puce sans contact FeliCa de Sony (disponible aussi sous forme de carte) et cumulant sur téléphone portable les fonctions de porte-monnaie électronique, titre de transport, carte de crédit, carte de membre et autres fonctions d’identification.
KDDI vise lui un public jeune et privilégie les contenus mobiles, dont les services musicaux, alors que SoftBank tente de rattraper son retard sur la 3G, et propose de nouveaux types de forfaits bon marché.
Les deux principaux opérateurs mobiles, Au de KDDI et NTT DoCoMo, travaillent sur la mise en place d’un service 4G pour 2010 et effectuent désormais des tests grandeur nature de leur future technologie, notamment en mouvement. D’ici là, deux licences nationales seront attribuées pour le WiMAX en octobre 2007, pour un lancement du service en 2009. Les opérateurs 3G existants ne sont pas éligibles directement à ces licences, mais peuvent détenir jusqu’à un tiers des parts des consortiums candidats.