Microélectronique et cartes à puce.
L’ensemble de la production de semi-conducteurs a dépassé la barre des 13 000 milliards de yen (80 milliards d’euros) en 2006 et cette industrie est considérée comme l’une des principales au Japon.
Dans les années 1980, l’industrie japonaise avait une part élevée dans le marché mondial, notamment dans celui des DRAM (Dynamic Ramdom Access Memory), mais a subi la concurrence des entreprises coréennes dans les années 1990. Face à la dépression de ce marché, le secteur a dû se restructurer. Ainsi, NEC et Hitachi ont fusionné leurs divisions mémoire DRAM dans une filiale commune nommée Elpida. Dans le même temps, Toshiba, Fujitsu, Sony et Panasonic se sont retirés de ce marché.
Dans le domaine des mémoires flash NAND, Toshiba est le dernier acteur japonais existant. Dans le domaine des circuits intégrés destinés aux appareils électroménagers et aux véhicules automobiles, les sociétés japonaises, dont la plupart sont des IDM (integrated device manufacturer : conception, production et vente) sont dans une situation assez difficile en comparaison des sociétés étrangères qui adoptent un régime fabless/foundry (séparation conception et vente / production) et peuvent donc se spécialiser dans l’un des deux domaines.
Le marché des cartes à puce est en pleine expansion au Japon. Selon Yano Research Institute environ 113 millions de cartes ont été vendues en 2005 (toutes cartes à puces, hors étiquettes RFID), pour un marché de 40 milliards de yens, soit 250 millions d’euros. Porté par la dynamique du remplacement des cartes bancaires magnétiques par des cartes à puces (EMV : Europay MasterCard Visa) et par le marché des applications sans contact, cette tendance devrait se poursuivre jusqu’en 2010, date à laquelle le marché pourrait être de 340 millions de cartes à puce.
Le Japon, leader mondial de la robotique.
Le Japon est, depuis le début des années 80, le leader mondial de la robotique et conserve une part de marché supérieure à 60 %. Loin d’éprouver un sentiment de méfiance vis-à-vis des robots, les Japonais ont su intégrer ces outils au système productif sans engendrer de protestation de la part des salariés. Le plein emploi jusqu’au milieu des années 90 a coexisté avec l’automatisation progressive des chaînes de production.
La robotique, considérée du point de vue industriel, doit aujourd’hui apporter une solution au risque de pénurie de main d’œuvre dans l’industrie et à plus long terme dans les services ou la santé. Elle reste une industrie en gestation, les politiques publiques et les investissements consacrés à son développement ainsi que la recherche dans ce domaine révèlent une volonté de leadership technologique.