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Drapeau des forces d'autodéfense japonaises |
Le Japon ayant constitutionnellement renoncé à la création et au maintient d’une force « d’attaque » et donc de projection, la sécurité de l’archipel repose sur la dissociation des risques intérieurs et extérieurs le tout chapeauté par une politique de dissuasion. Les « Forces d’Autodéfense » assument la gestion de menaces naturelles et intérieures tandis que les Etats-Unis assurent la sécurité de l’archipel face aux risques extérieurs. Cette coopération puise ses racines dans la signature de deux traités. Le traité de paix de San Francisco du 28 avril 1952 et le traité de coopération mutuelle et de sécurité entre les États-Unis et le Japon du 19 janvier 1960 (Nippon-koku to Amerika-gasshūkoku to no Aida no Sōgo Kyōryoku oyobi Anzen Hoshō Jōyaku - 日本国とアメリカ合衆国との間の相互協力及び安全保障条約). Dans le cadre de ces traités les Etats-Unis disposent de bases sur le sol japonais et assurent la sécurité du Japon face aux menaces extérieures. Le gouvernement japonais devant être consulté pour toute utilisation faite des forces stationnées sur son territoire qui aurait une finalité autre que la défense du territoire japonais. De même la présence d’arme nucléaire ne peut se faire sans la consultation préalable du gouvernement japonais.
Bien que, pour certain, la constitution japonaise n’interdise pas formellement la mise en place d’une dissuasion nucléaire, le japon a manifesté plusieurs fois son intention de ne pas développer de telles armes. Le Japon ratifie en 1976 le traité de non-prolifération nucléaire (TNP). La dissuasion nucléaire japonaise est donc assurée par les Etats-Unis.
Le Japon est, au regard de ses réserves de plutonium, de sa maîtrise de l’atome civil (3ème producteur mondiale derrière les Etats-Unis et la France) et de son avancée technologique (existence de centre d’enrichissement d’uranium, arsenal de fusées à 3 étages M-5), en capacité de produire, si les nécessités l’imposent, une arme nucléaire en un temps assez court.