
Officiellement le Japon ne possède pas d’armée. La constitution japonaise de 1945 dispose en son chapitre II intitulé « Renonciation à la guerre » un article 9 qui édicte qu’ « il ne sera jamais maintenu de forces terrestres, navales et aériennes, ou autre potentiel de guerre ». Cette disposition empêche juridiquement le Japon de mettre en place une véritable armée.
Dans les faits dès 1945, le Japon constitue les fondations de ce qui deviendra pourtant une véritable une armée. A cette date est crée une force ne devant pas excéder 75 000 hommes portant le nom de « Police nationale de réserve ». En 1952 cette police se mue en « force nationale de sécurité » puis bientôt, en 1954, en Agence de Défense (Bôeichô). La mise en place d’une telle agence s’effectue alors en conformité avec le droit international dont l’article 51 de la Charte des Nations-Unis reconnait à tous Etat le droit de défendre son territoire.
Cette Agence de Défense gère aujourd’hui les « Forces d’Autodéfense » (FAD) (Jieitai (自衛隊) - Self-Defense Forces (SDF)). Cette force, forte de 239 430 hommes en 2005, comporte 2 branches. Une branche civile et une branche militaire. La branche civile est composée d’environ 30 000 hommes.
La branche militaire est divisée en trois corps. Ces trois corps correspondent aux trois armes: terrestre (Rijukô-Jieitai), aérienne (Kôkû-Jieitai) et maritime (kaijô-Jieitai)).