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Détail d'un l'uniforme japonais lors du déploiement des Forces d'autodéfense en Irak |
Depuis le milieu des années 80, les « Forces d’Autodéfense » ont entrepris un effort de modernisation notamment au niveau de la défense aérienne, de ses services de reconnaissance, de renseignement et de communication.
Le début des années 90 marque une nouvelle évolution des « Forces d’Autodéfense ». Les « Forces d’Autodéfense » interviennent pour la première fois sur un théâtre d’opération étranger depuis la fin de la seconde guerre mondiale en 1991 au Cambodge. Elles contribuèrent à la ratification du traité de Paris. En 1992, un accord de coopération pour le maintient de la paix est passé avec les Nations-Unies. Cet accord permet aux « Forces d’Autodéfense », dans un cadre stricte, de participer aux opérations médicales, de supervision électorale, de reconstruction, de rapatriement de réfugiés, de logistique et de police organisées par les Nations-Unies.
Les premiers déploiements de forces japonaises, sous la bannière des Nations-Unies
se sont faites en 2004 en Irak ainsi qu’en Indonésie à la suite du raz de marée ayant frappé ce pays en 2005. La mission des soldats de la paix japonais en Irak, sous protection des troupes australiennes, étaient de participer à la reconstruction de l’Irak sans prendre partie à un conflit. 2004 est à ce titre une date décisive. C’est la première fois depuis la fin de la seconde guerre mondiale que des troupes japonaises sont présentes sur un sol étranger. Certains pourraient voir en cet acte une entorse constitutionnelle, d’autre une interprétation extensive des missions fixées constitutionnellement aux « Forces d’Autodéfense ».
En mars 2007, ce sont 6 officiers des « Forces d’Autodéfense » qui, sous mandat des Nation-Unies, participent au maintient du cessez-le-feu entre les forces du gouvernement népalais et la rébellion communiste.
Dernière évolution fondamentale à la création d’une véritable armée, la constitution d’un ministère de la Défense le 15 décembre 2006 (effectif au 9 janvier 2007). Jusque là sous les ordres d’un secrétaire d’Etat, les troupes japonaises qui gardent le nom de « Forces d’Autodéfense » sont, dès lors, placées sous la tutelle d’un ministre référant directement au Premier ministre. Au-delà de la sémantique les mots marquent une claire intention de se doter d’une force militaire. Le premier ministre de la Défense fut M. Fumio Kyuma. A la suite de ses propos sur les bombardements atomiques de Hiroshima et de NagasakiM. Fumio Kyuma,démissionnaire, fut remplacé par Mme Yuriko Koike.