Malgré son côté pratique (et désormais presque indispensable), Internet est aussi un lieu de criminalité, et beaucoup de Japonais s'en méfient. Depuis le début de l'année, le nombre de plaintes concernant la toile a encore augmenté.

Plus de 18 500, soit une augmentation de 75% sur un an : c'est le nombre d'appels qu'a reçu le numéro mis en place par l'Agence Nationale de la Police pour signaler les sites Internet frauduleux ou illégaux durant la première moitié de cette année.
Une augmentation en grande partie due aux sites de pornographie infantile, selon la police, rapporte le Japan Times. Très présente sur l'Internet japonais, la pédo-pornographie avait en effet connu en 2009 un bond de près de 40%, en grande partie grâce à la toile.
Autres comportements déviants observés sur le net japonais, l'organisation de suicides collectifs, et même des appels d'offres pour tueurs à gage.
Sans compter l'utilisation du réseau par les organisations criminelles : il n'est en effet pas rare que celles-ci utilisent Internet pour trouver des personnes prêtes à céder leurs documents d'identité pour de l'argent.
Ainsi, rapporte le Japan Times, un japonais recherché en Thaïlande avait pu obtenir un nouveau passeport en utilisant le certificat d'enregistrement et le numéro de sécurité sociale qu'avait vendu à son organisation un quidam.
Parallèlement, depuis le développement d'Internet, le cyber-crime a également connu un essor fulgurant, notamment en 2006, ou le nombre des délits commis sur la toîle avait bondi de 40%.
Les Japonais semblent d'ailleurs assez méfiants vis-à-vis du net. Selon des chiffres publiés en 2009 par la société d'antivirus Symantec, bien qu'ils soient ceux qui subissent le moins d'aggressions informatiques (11% en ont déjà été victimes, contre 23% pour les Français), ils sont aussi ceux qui les craignent le plus (55% contre 28%).
Mais cette relative "cyber-crainte" ne risque apparemment pas de faire diminuer le nombre d'usagers d'Internet : en mars dernier, un sondage révélait que 84% des internautes japonais ne pouvaient pas s'en passer.