Le Japon, laboratoire mondial de la téléphonie mobile.
Le Japon peut être considéré avec la Corée du Sud, comme le laboratoire mondial de la téléphonie mobile. Explosion de l’offre de contenus et services, précurseur du haut débit et aujourd’hui convergences, les problématiques rencontrées aujourd’hui par les acteurs du secteur au Japon préfigurent ce qui va se passer demain dans le reste du monde.
Bien que le marché des TIC tire toujours la croissance japonaise (secteur no 1 au Japon, avec une croissance régulière, depuis 1996 ; 12,7 % du PIB en 2003), le marché des télécommunications connait une légère baisse depuis 2002. Selon le Ministry of Internal Affairs and Communications (MIC), le secteur a connu 0,5 % de baisse en 2003, et 1,4 % en 2004, due principalement au déclin des services de téléphonie fixe.
Un marché mobile toujours porteur.
Le marché de la téléphonie mobile, malgré une baisse des nouveaux abonnés, n’est pas arrivé à maturité (5 millions de nouveaux abonnés sur l’année fiscale 2005), et fait partie, avec les communications IP, des secteurs à développer pour les groupes de télécommunications japonais. Ainsi, sur l’année fiscale 2004, 45 % des revenus du groupe de télécommunications NTT étaient issus de sa filiale de téléphonie mobile NTT DoCoMo (37 % en 2000).
En janvier 2006, le taux de pénétration de la téléphonie mobile était de 70,8 % (43ème rang mondial). A la même date, le Japon comptait 90,43 millions d’abonnés à la téléphonie mobile (3ème rang mondial), dont 89 % sont abonnés à un service Internet mobile (1er rang mondial) avec 80,09 millions d’utilisateurs.