Le monopole de NTT sur la fibre est contesté.
Suite à la réussite des plans nationaux e-Japan en 2000 et e-Japan II en 2003 visant à promouvoir les TIC au Japon (« e » pour electronic), le MIC a lancé son propre plan quinquennal u-Japan en décembre 2004 (« u » pour ubiquitous), suivi par le nouveau plan national New IT Reform Strategy en janvier 2006. Selon ces deux plans, le MIC a défini en août sa Next- Generation Broadband Strategy 2010 afin de préciser les objectifs à atteindre en matière de haut débit fixe et mobile.
Le MIC est également l'autorité en charge de la régulation et de la politique dans le secteur des TIC (télécommunication et audiovisuel), via deux sections. Le Telecommunications Bureau se charge des sujets télécom et centralise la gestion et le contrôle du spectre, alors que le Information and
Communications Policy Bureau, se charge de l'élaboration des politiques générales dans les TIC et du secteur de l'audiovisuel.
Règlementation et accès au marché.
Le paysage concurrentiel actuel résulte de plusieurs évolutions successives depuis l’ouverture des marchés par la Diète en 1984. Si NTT reste dominant sur le réseau avec ses filiales régionales, la concurrence s’exerce grâce au dégroupage. Pour le réseau cuivré, le dégroupage a semble-t-il fonctionné, mais en FTTx, où les derniers mètres posent problème, NTT reste largement dominant.
Le démantèlement total du groupe, évoqué récemment par le MIC, a finalement été repoussé à 2010, date à laquelle le Ministère souhaite que l’ensemble de la population soit connecté en FTTx. NTT annonce pour cette date un objectif de 30 millions d’abonnés en fibre.