Les principaux clusters liés aux biotechnologies.
Pour dynamiser l’innovation industrielle, en favorisant les rapprochements universités, laboratoires et entreprises privées, les autorités se sont appuyées, dès le début des années 2000, sur la création de réseaux régionaux de clusters. Sur les 18 gérés par le MEXT (budget de 100 M€ par an), 7 concernent spécifiquement les sciences de la vie, Il s’agit de :
- Kansai Science City (post-génomique),
- Saito Life Science Park (bio-médical et médicaments pour cancer, cœur et cerveau),
- Kobe Medical Industry Project (cellules souches, technologies médicales),
- Hiroshima (collagène humain recombinant),
- Takamatsu (sucres rares à partir d’enzymes),
- Kyoto (nano-biotechnologies),
- Hamamatsu (équipements pour l’imagerie, inspections non destructives, rayons X et gamma).
Il faut signaler également la création récente du NIBIO (institut national de l’innovation médicale) qui travaille sur les protéines, la toxicologie génomique, les thérapies immuno-régulatrices et les médicaments orphelins), du IBRI (institut de recherche biomédicale et d’innovation ; implantations de cellules, régénération de vaisseaux) et du TRI (Translational Research Informatics Center) puissante banque de données médicales. D’autre part, des villes telles Fukuoka ou Shizuoka bénéficient également de financements du MEXT pour développer des programmes innovants dans les sciences de la vie.
De son côté, le METI anime également des clusters « industriels » où les priorités sont tournées vers les applications pratiques des résultats de laboratoires.
Sur les 17 clusters concernés (budget total 350 M€ pour l’assistance à 124 projets), quelques uns ont trait aux biotechnologies. Il s’agit en particulier du Hokkaido Bio technology Industrial Cluster (ingénierie des lipides et glycol, modification génétique végétale, biomasse), du Tokyo Metropolis Area Bio-Genome Venture Network, du Tokai Bio Factory et du Kansai Bio Cluster Project.
Pour développer sa politique d’innovation industrielle, le METI s’appuie notamment sur des organismes de recherches publics, tels le NEDO et l’AIST, qui travaillent en partie en partenariat avec le secteur privé, notamment par appels à projets.