Kamo Ningyô, Yanagi Ningyô et Kimekomi-ningyô(木目込人形): Ce style de poupée, à la réalisation ardue, est apparu à la fin de l’ère Edo. On le doit Tadashige Takahashi servant au Sanctuaire shinto de Kyôto Kamigamo. Ce sanctuaire est associé à un autre sanctuaire nommé « Shimogamo-jinja ». Ces deux sanctuaires sont ensemble désignés par les termes de Kamo-jinja. Le nom des premières poupées provient de ces sanctuaires. Elles portent en effet le nom de « Kamo-Ningyô » ou « Yanagi-Ningyô ».
La tête et les mains de ces premiers exemplaires étaient laissées en bois brute. Le bois à l’origine utilisé était le saule-pleureur « Yanagi ». Ce bois clair au grain fin s’approchait de la couleur naturel de la peau.
Par la suite, le style des « Kamo-Ningyô » évolua et les poupées plus « modernes » qui en résultèrent prirent le nom de « Kimekomi-ningyô ». L’une des évolutions ayant marquée ce style poupées est notamment dû à Eikichi Yoshino, au début de l’ère Meiji. Eikichi Yoshino est à l’origine d’un style particulier de poupées « Kimekomi » nommées « Matarô Kimekomi-Ningyô ».
Aujourd’hui, ce style à essaimé et il existe plusieurs courants et écoles de poupées « Kimekomi ».
De nos jours, ces poupées sont la plupart du temps, sculptées dans du paulownia « kiri » ou moulées dans une résine constituée à partir d’un mélange de poudre de bois (de paulownia) et de colle.
Si le corps est de bois, la tête et les mains, de couleur blanche, sont assez fréquemment en terre-cuite ou en porcelaine. Les yeux sont souvent faits de verre. La poupée est habillée à partir de riches tissus. Les vêtements réalisés sont maintenus sur le corps de la poupée sans aiguille ou autre point de colle. Les « Kimekomi-ningyô » peuvent atteindre jusqu’à une vingtaine de centimètres.
Nara-Ningyô:Les “Nara-Ningyô” sont sculptées au couteau dans du bois de cyprès « hinoki ». Ce sont ces coupes (« ittô-bori » : coupe dite au couteau ou « to-no-kiri » : coupe dite au sabre) qui donnent à ces poupées leur aspect brut et rugueux. Les couleurs utilisées sont claires et mates. Les personnages représentés sont souvent tirés du théâtre Nô. Leur création est due à Okano Heiemon vers 1620. Bien qu’incertain, il est possible qu’il se soit inspiré des petits personnages de bois ornant des chapeaux de certains musiciens lors de représentations de « dengaku » au sanctuaire shintô de Kasuga.
Les “Nara-Ningyô” sont parentes par la technique employée aux poupées du type « “Uji-Ningyô” et « Sasano-Ningyô ».
Uji-Ningyô :Ces petites figurines ressemblent aux « Nara-Ningyô ». Elles sont sculptées dans un seul bloc de bois selon la technique « ittô-bori » (coupe dite au couteau). Elles sont ensuite peintes avec un certains souci du détail. Contrairement aux « Nara-Ningyô » elles ne dépassent pas les 5 centimètres de haut.
Sasano-Ningyô : Ces poupées de bois peintes sont originaires du temple Sasano-Kannon. Elles se vendent par paires et représentent les divinités bénéfiques Daikoku et Ebisu.
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Photo n°3 - Saga-Ningyô |
Saga-Ningyô: Ces poupées sont assez rares et leur origine incertaine. Il est possible de part le nombre de sujets religieux représentés, la pose adoptée que l’origine de ces figurines soit religieuse. Ces poupées de bois travaillé, sont souvent rehaussées de pigments rouges d’origine minérale et de feuille d’or. Elles connaîtront, sur le tard, une petite évolution avec l’introduction, pour certaines d’entre elles, d’articulations au niveau de la tête.
Les « Saga-Ningyô » sont apparues sous l’ère Edo (1603-1868) dans la ville de Saga au sein de la préfecture de Saga sur la baie d’Ariake(île de Kyûshû). Vers la fin de l’ère Edo, elles deviendront suffisamment populaires au sein de la population pour que certains marchands se lancent dans la copie du style « Saga ». Ces copies sont nommées « Edo Saga ningyô ».
Il peut-être possible que les « Saga-Ningyô », avec leur air maladroit aient inspiré les « Gosho-ningyô ».
Gosho-ningyô (御所人形): Voir ci-après au sein de la catégorie "poupée de porcelaine".
Take-Ningyô : La traduction littéralede « Take-Ningyô » est assez descriptive. « Take-Ningyô » signifie poupée de bambou. Ce type de figurine est une spécialité de la préfecture de Fukui. Les bambous sont découpés et réassemblés afin de donner forme à un personnage avec ses vêtements. Les personnages les plus représentés sont des acteurs de théâtre et des danseurs…
Ôuchi-Ningyô : Aujourd’hui disparues, elles se présentent comme de simple boule de bois de forme ronde ou ovoïde peintes et éventuellement laquées.
Ishô-Ningyô :Ces poupées traditionnelles japonaises ont pour particularité d’être habillées de vêtements de tissus amovibles respectant strictement les canons de la mode de l’époque (acteurs, courtisans…). Les sujets (geisha, acteurs de kabuki…) représentés étant pour l’essentiel issus du « monde flottant » (monde des plaisirs) certains préfèrent utiliser le terme de « ukiyo-ningyô » (poupées du monde flottant) à celui de « Ishô-ningyô » (poupées habillées). Ces poupées ne forment pas une catégorie à part entière mais plus un courant transversal ou fourre-tout. La plupart d’entre elles datent du XVIIème/XVIIIème siècle.
Himedaruma: Les Himedaruma (photo n°1) semblent avoir été utilisés comme amulettes pour des accouchements sans complication. La légende voudrait que les premières figurines représentent de façon stylisée l’impératrice Jingû, alors enceinte de l’empereur Ôjin, se rendant à un onsen (bain d’eau de source chaude). En forme d'œuf soit peinte soit revêtu de tissu, ces poupées ne doivent par être confondu avec un autre type de figurine, les "daruma".
Kokeshi (小 芥子):Ces poupées semblent être apparues à la fin de l’ère Edo (1603-1868) au sein des familles paysannes du nord de l’île de Honshû dans la région du Tōhoku (東北地方,). Chaque famille avait sa propre pate ce qui explique la grande diversité de style. On dénombre plusieurs centaines de types Kokeshi. Elles sont aujourd’hui de moins en moins fabriquées.