Yamato-ningyô : Ces poupées commencèrent à être fabriquées à la fin de l’ère Meiji. Représentant aussi bien des petites filles que des petits garçons, elles étaient, au commencement, vendues sans vêtement, permettant ainsi à leur propriétaire de les habiller à leur convenance. Vers les années 50, les Yamato-ningyô commencèrent à être vendues habillées.
Elles sont formées de 5 parties (tête, oreilles, corps, bras et jambes) moulées à partir d’une résine nommée « toso ». Le « toso » constituée d’un mélange de poudre de bois de paulownia « kiri » et de colle.
Le corps et les membres de la poupée étaient recouverts de plusieurs couches de « gofun ». Le « gofun » est un mélange de 3/10ème de poudre de coquillage nommé « gofun » et de 7/10ème d’une colle nommée « nikawa ». Ce produit était appliqué en plus grande quantité au niveau du nez, des lèvres, des yeux, des oreilles, des doigts et des oreilles. Les détailles étaient ensuite taillé au couteau. Une fois ce travail de ciselage terminé, une nouvelle couche de « gofun » était appliquée. Cette couché était néanmoins teintée afin de rendre à la poupée une couleur chair. Un agent de fixation était enfin appliqué sur l’ensemble. Les cils et sourcils entourant les yeux composés d’une bille de verre, étaient simplement dessinés.
Mitsu-ore-Ningyô ou Ichimatsu (市松人形): Au sein du vaste monde des poupées japonaises,les « Mitsu-ore-Ningôo » ou « Ichimatsu » présentent deux importantes particularités. La première particularité vient du fait que, dès l’origine, elles ont été créées pour être des jouets (la plupart des autres poupées japonaises ont une origine religieuse, prophylactique…). La seconde particularité réside dans la volonté clairement marquée de leurs facteurs de leur donner une apparence anatomique réaliste.
Les premiers exemplaires datent de l’ère Edo. Ils étaient fabriqués de bois et éventuellement de papier mâché. On les nommait « Mitsu-ore-Ningyô » car ils étaient articulés « ore » en 3 « Mitsu » points (aux genoux, aux hanches et aux poignets). Le corps, les membres et la tête de la poupée étaient recouvert de plusieurs couches de « gofun ». Comme déjà indiqué, le « gofun » est un mélange de 3/10ème de poudre de coquillage nommé « gofun » et de 7/10ème d’une colle nommée « nikawa ».
Sans doute destinées à une population plutôt aisée, ces poupées pouvaient bénéficier d’une garde robe aux vêtements travaillés et de plusieurs perruques (certains exemplaires étaient cependant vendus dépourvus de toute chevelure).
Ces poupées devinrent relativement rapidement populaires et leur production augmenta en proportion. Cette production de masse ne fut pas forcément assortie d’un gain en qualité.
Ces exemplaires plus modernes, souvent signés, sont nommés « Ichimatsu ». Il existe encore aujourd’hui des fabriquant d’« Ichimatsu ».
Hina-ningyô : Ces poupées (voir photo n°2 ci-avant) sont utilisées lors du festival des poupées (hina-matsuri).
Kiku-Ningyô: appelées aussi poupées chrysanthèmes, elles ont été inventées par Yasumoto Kamehachi. Assez inclassable, elles sont composées de fleurs de chrysanthèmes et vêtues de costumes traditionnel. Elles sont surtout fabriquées pour la fête de la culture se tenant le 3 novembre.