Selon un récent sondage, les jeunes japonais sont de plus en plus nombreux à se marier tard, et à rester longtemps chez leurs parents.

C'est un effet inattendu de la crise économique de 2008 au Japon : de plus en plus de jeunes japonais tardent à quitter le cocon familial.
Selon un sondage effectué par un l'Institut National de Recherche sur la Population et la Sécurité Sociale, le nombre de personnes entre 20 et 40 ans vivant chez leurs parents a connu une augmentation considérable entre 2004 et 2009, en particulier dès 2008 à cause de la mauvaise situation du marché de l'emploi.
Ce phénomène n'est pas nouveau : il existe même un terme approprié : parasaito shinguru, ou, en français, "célibataires parasites".
Apparue dès 1999, avec la publication du livre "L’ère des célibataires parasites", du professeur Masahiro Yamada, cette expression s'est rapidement popularisée, et le phénomène avait provoqué beaucoup de commentaires et de débats dans les médias.
Et pour cause : en 2000, selon Libération, on estimait à 10 millions le nombre de Japonais entre 20 et 34 ans vivant encore chez leurs parents.
Selon les résultats de l'enquête de l'INRPSS, les hommes de 35 à 39 ans étaient 8,2% de plus à vivre chez leur parents en 2009 qu'en 2004, pour un total de 41,6%.
Pour les hommes de 20 à 24 ans, ce taux a augmenté de 2,9% pour atteindre 79,4%. Pour les 25-29 ans, il est de 64,2%, soit 0,2% d'augmentation.
Les femmes ne sont pas en reste, avec 83,4% pour les 20-24 ans (5,3% d'augmentation), et 60,3% pour les 25-29 ans (+ 4,2 %).
La plupart de ceux qui vivent chez leurs parents seraient célibataires, bien que les chiffres de l'enquête incluent aussi ceux qui restent après le mariage, précise l'agence Kyodo.
Ce phénomène est d'ailleurs en lien avec la tendance des Japonais à se marier de plus en plus tard, ce qui ne les incite pas à sortir de chez leurs parents.
Il semble qu'il s'agisse d'ailleurs là d'une véritable transformation de fond de la société japonaise.
Alors que 71% des hommes de 25 à 29 ans sont célibataires, selon l'enquête, le nombre de célibataires parmi les 20-40 ans a augmenté dans toutes les tranches d'âge.