Envoyer un robot androïde sur la Lune pour minimiser les risques de pertes humaines : tel est le projet fou de deux businessman japonais basés à Osaka. Si ils arrivent à leurs fins, "Mr What's up" devrait suivre les pas de Neil Amstrong avant 2020.

Le projet peut sembler extravagant : il s'agit, pour Hideo Sugimoto et Noriyuki Yoshida de superviser la construction d'un robot bipède capable de se déplacer sur la Lune.
Extravagant, aussi, le nom donné à l'androïde : Maido-Kun, "Mr What's Up" en anglais.
Pourtant, les deux businessman sont tout à fait sérieux. Hideo Sugimoto and Noriyuki Yoshida sont à la tête d'une coopérative de six petites entreprises regroupées sous le nom de "Space Oriented Higashiosaka Leading Association" (SOHLA).
Or, la SOHLA n'en est pas à son premier pas dans l'espace : en coopération avec l'Agence Spatiale Japonaise et avec des universités de pointe, elle a déjà créé deux satellites, dont le premier a été lancé avec succès en janvier 2009.
En outre, un robot bipède fabriqué par la coopérative est d'ores et déjà disponible dans les magasins japonais.
A l'aube d'un âge d'exploration du système solaire
Mais la SOLHA voit maintenant les choses en grand, et compte sans doute surfer sur les récentes évolutions stratégiques du Japon en matière aérospatiale.
En juillet, un panel d'expert avait rendu un rapport conseillant l'envoi d'un robot dans l'espace, et même, la construction d'une base sur la Lune avant 2020.
"Il est extrêmement important d'explorer la Lune (...) car nous sommes maintenant à l'aube d'un âge d'exploration du système solaire", expliquaient les auteurs, selon le Heraldsun.
Seul problème pour nos deux businessman : ce rapport, préconise l'envoie d'un robot plus conventionnel doté de roues, tout comme l'Agence Spatiale Japonaise.
D'ailleurs, la fonction bipède du robot de MM. Sugimoto et Yoshida pose pour l'instant problème : avec la gravité, nul ne sait pour l'instant comment lui permettre d'avoir des mouvements stables.
Et un autre problème se pose au concepteurs : le sable présent sur la Lune pourrait bien se glisser dans les jointures et provoquer des dysfonctionnements.
Le système n'est donc pas encore au point, et de l'autre côté du Pacifique, la NASA semble plus avancée : jeudi dernier, l’agence spatiale américaine a révélé que son "Robonaut 2" (R2) serait le premier robot humanoïde à fouler le sol lunaire.
L'envoi de robots sur la Lune est un processus coûteux, mais il permet de minimiser les risques de pertes de vies humaines.
"Environ au moment ou nous espérons envoyer notre robot, la Chine devrait envoyer un homme sur la Lune, a expliqué M.Yoshida à The Australian. Peut-être que la Chine permettrait que ce voyage ne soit qu'un aller, mais au Japon, cela devrait obligatoirement être un aller-retour", a-t-il estimé.