Les chaines publiques et privées.
La télévision de service public Japan Broadcasting Corporation (NHK) offre en hertzien deux chaines de télédiffusion (l’une généraliste, l’autre éducative) et trois stations de radiodiffusion, plus trois chaines de télévision par satellite (BS), qui émettent simultanément des signaux analogiques et numériques. 90 % des programmes de sa chaine généraliste sont en HD, contre 50 % de sa chaine éducative.
Il n’y a aucune publicité sur ces chaînes, qui sont financées par la redevance publique (système actuellement remis en question au sein du gouvernement).
Le secteur privé est organisé en réseaux de chaînes commerciales régionales. Chaque réseau dispose de « stations clés » à Tokyo : Nippon TV (1953), Fuji TV (1959), TBS (1955), TV Asahi (1956) et Tokyo TV. La seconde chaîne de chaque réseau est située à Osaka. Chaque station dispose d'une autonomie financière et de structures de production propres.
Les chaînes privées sont le plus souvent intégrées à un groupe de communication qui dispose d'un quotidien de presse écrite : Fuji TV et le Sankei, NTV et le Yomiuri (groupe Yomiuri), TV Asahi et l'Asahi Shimbun, TV Tokyo et le Nikkei. Certaines chaînes régionales sont indépendantes des réseaux, comme TVK à Yokohama. L’ensemble des chaînes hertziennes privées sont regroupées au sein de la National Association of Commercial Broadcasters in Japan – NAB.
Les chaînes privées se financent exclusivement par la publicité et le sponsoring. Selon l’article 140 des Critères de Diffusion de la NAB, le volume total hebdomadaire de publicité ne doit pas dépasser 18 % du total de la diffusion hebdomadaire d'une chaîne commerciale.
La télévision numérique terrestre (TNT) fixe.
Le système de diffusion de la TNT est devenu opérationnel dans 3 zones pilotes (Tokyo, Osaka et Nagoya) depuis le 1er décembre 2003. Le signal hertzien devrait couvrir près de 40 millions de foyers fin 2006 (84 % de la population).
Le programme gouvernemental pour le développement de la TNT a été lancé en 1997 par le MIC, (Ministry of Internal Affairs and Communications ex- MPHPT). La mise en œuvre et la promotion du programme sont placées sous la responsabilité du Terrestrial Digital Broadcasting Promotion Headquarters, une agence interne du MIC. Le plan prévoit le renouvellement global de l’équipement grand public d’ici 2011 (soit 100 millions de téléviseurs dans 45 millions de foyers), date à laquelle la diffusion analogique sera officiellement abandonnée.
En 2006, on estime à plus de 6 millions le nombre de télévisions compatibles TNT en circulation, pour environ 5 millions d’utilisateurs réels.
One-seg, la TNT mobile.
Tous les opérateurs de téléphonie mobile japonais ont intégré la télévision dans leur stratégie, et proposent depuis 2004 des modèles de téléphone portable équipés d’un tuner analogique.
La télévision numérique terrestre est diffusée sur téléphone mobile depuis le 1er avril 2006, dans 29 départements à son lancement et sur l’ensemble des départements d’ici la fin de l’année. Ce service permet de regarder gratuitement les mêmes programmes de TNT fixe sur la partie supérieure de son mobile et de bénéficier d’informations télétexte (texte et liens Internet fournis par la chaîne de télévision) sur le tiers inférieur de l’écran. Cette spécificité de wan-segu (modèle économique fondé sur le télé-achat) fait que les opérateurs mobiles et les chaines de télévision travaillent actuellement à l’élaboration de nouveaux modèles économiques plus profitables. Face à la coopération de NTT DoCoMo avec Nippon TV et Fuji TV, KDDI a finalement décidé de s’associer avec TV Asahi pour créer des services spécifiques Internet-TV. Les diffuseurs et opérateurs étudient donc le comportement des consommateurs, en visant la mise en place de services convergents complets pour 2008, date à laquelle wan-segu pourra offrir des contenus TNT spécifiques pour mobile.