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L’implantation au sein de la population autochtone de peuples altaïques en provenance de la péninsule sud-coréenne modifie progressivement l’organisation sociale et religieuse alors de mise dans l’archipel. Il est probable que ces peuple de cavalier importe avec eux leurs croyances et parmi elles, celle relative au cheval. Selon ces croyances le cheval serait un messager apportant aux esprits les prières des hommes.
Le shintoïsme, religion indigène et très pratiqué au Japon, reprit sans doute cette notion. Le shintoïsme considère le monde emplit d’une infinité d’esprit (Kami). C’est Kami doivent être respecté et faire l’objet de certaines dévotions. Au sein de la considérable famille des kami il existe parmi eux existe donc le kami du cheval.
Le cheval est alors souvent offert comme offrande dans les sanctuaires shintô. (Le cheval n’était pas sacrifié). Encore aujourd’hui certains sanctuaires conservent des chevaux sacrés (de couleur blanche). Il en va ainsi du Tosho-gû (東照宮) de la ville de Nikkô.
Vers le VIIIème siècle l’offrande de chevaux est progressivement remplacée par un substitut moins onéreux. Ce substitut prenant l’apparence de chevaux de paille (« Wara-Uma » et « Miharu-Goma »), sculptés ou dessinés sur des planches votive (Ema). La pratique des « ema », est encore aujourd’hui extrêmement populaire. Il est possible de s’en procurer dans quasiment tous les sanctuaires shintô. La pratique des « Wara-Uma » n’existe plus de nos jours.