
Cette tradition était en usage dans de nombreux pays d’Asie (Chine, Vietnam, Laos, Thaïlande). On trouve trace de cette pratique au Japon dès l’ère Kofun (古墳時代 - 250 à 538 Ap J.C.). Des fouilles ont en effet permis de mettre à jour des poteries (haniwa) et des ossements révélant l’existence de cette pratique. Ces fouilles ne permettent cependant pas de déterminer comment cette pratique fut introduite sur le sol de l’archipel japonais.
Le temple Tôdai-ji à Nara conserve au sein d’un bâtiment particulier nommé « Shōsō-in » (正倉院) de nombreux trésors et documents. Parmi ces documents sont conservés les enseignements du moine bouddhiste chinois Jianzhen (鑒真 (688–763)) faisant référence à l’ohaguro.
La première véritable trace écrite et contemporaine à cette pratique se trouve dans l’ouvrage romanesque du XIe siècle de Murasaki Shikibu (紫 式部 (Murasaki Shikibu (973 - 1025)), le Dit du Genji (源氏物語). Cette œuvre est un véritable témoignage des mœurs et coutumes de l’aristocratie japonaise durant l’ère Heian (平安時代 - 794 to 1185).