En prenant exemple de cette construction à ossature bois ci-dessus, la structure interne apparaît par endroit, là où les intempéries ont peu à peu lessivé les murs.
Entre chaque poteau porteur extérieur (10x10 à 12x12) distancés de 60 à 70cm, est placé un treillis de lames de bambou, plaqué sur des pièces de bois encastrées horizontalement dans les poteaux (tous les mètres environs).
La structure porteuse est apparente à l'extérieur comme à l'intérieur où le plaquage bois laisse apparaître les poteaux. Un vide d'air de 3 à 5cm le sépare du torchis.

Il y a trois couches différentes de remplissage. La première est accrochée sur le treillis de bambou. Il s'agit d'un torchis d'environ 5cm d'épaisseur, composé d'un gros gravier non tamisé (sans doute de rivière), de paille de riz hachée et de terre. Cette couche est recouverte, à l'extérieur, par un torchis composé de sable tamisé, de paille plus fine et de terre. Enfin un mortier fin (composé de chaux ?) sert d'enduit protecteur et permet de faire ressortir les poteaux (par contraste). L'épaisseur totale d'un mur va de 9cm à 15cm (elle dépend du type de construction).
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| Mise en œuvre de la parois - l'enduit est à peine visible. |
Le treillis de bambou, est constitué de deux tailles de lamelles. Des fines (1cm de large) servant au remplissage, tout en laissant de larges espaces pour que le torchis se fixe bien ; des lamelles larges (3cm) pour rigidifier et solidifier - le bambou ainsi taillé étant souple (le poids du mortier ferait bomber la parois). Les lames fines, sont attachées uniquement au cadre de lames large par des liens en fibres végétales torsadée, (probablement de la paille de riz), enroulées, le long du cadre.
Malgré l'intention de solidifier l'ensemble, il semble que l'irrégularité du treillis, observée sur certains clichés, soit dues au tassement du torchis lors de la mise en œuvre ou du séchage de cette phase. Ce sont les deux couches le recouvrant, qui permettent d'obtenir une surface plane à l'extérieur.
Dans cet exemple (où l'enduit a été tronçonné pour des travaux), le grillage de bambou apparaissant parfaitement, rappelle le ferraillage d'une structure en béton).
Ce pan de mur n'était protégé que par un enduit fin, sur sa face non exposée aux intempéries. Sur l'autre, pas d'enduit, mais un bardage en fine lame de bois (il y a de violentes chute de pluie dans la région).
Comme on peut le voir (ci-dessous) sur cet autre bâtiment, elles reposent sur des tasseaux fixés à même les poteaux de structure.
Les lames descendent s'appuyer sur une planche chargée d'empêcher l'eau de s'écouler le long du mur (au dessus des tuiles de l'auvent). Elle semble s'enfoncer sous les tasseaux, contre la structure.
Aujourd'hui, le bardage bois est remplacé par un bardage en tôle ondulée (parfois imitation bois par un film plastique, la recouvrant !).