Autre type d'ouvrage en torchis, les murs de clôture. Ceux-ci reposent en général sur un soubassement de pierres d'au moins 30cm de haut. Ce dernier peut être maçonné ou être un simple amoncellement de grosses pierres.
Enfin, suivant le lieu ainsi clôturé, le mur pouvait être laissé à nu, décoré ou couvert d'un enduit. Par contre, tous sont protégés par une protection de tuiles.
La plupart des murs sont bâtis sur une armature de bambou. Seules quelques éléments apparents permettent de dire qu'il s'agit d'un certain type de construction.
Maintenant, il semble que ce soit plus une armature reposant sur le mur, afin d'en soutenir la partie protectrice qui est plus large que le mur proprement dit. Cette armature est largement plus « ficelée » que celle d'un mur de remplissage et est doublée, sans doute pour éviter un cisaillement sur la base plus fine.
Le torchis utilisé peut être plus ou moins fin et avec une ou plusieurs couches, suivant le type de lieu, mais ceci n'est pas une règle générale. J'ai pu constater que dans ce type de mur, l'élément végétal du torchis est fait de jeunes tiges de bambou, tandis que pour l'habitat on utilise soit de la paille de riz, soit une sorte de bambou (cela dépend de ce qui est le plus présent et le plus proche du chantier).
Je note que parmi les murs observés, un seul comportait une partie en retrait, au dessus du soubassement de pierres, pour éloigner les eaux de ruissellement de la base en torchis. De même, un caniveau à la base du soubassement, tenait le même rôle vis à vis des pierres (contre les remontées) permettant d'en éloigner rapidement l'eau.
Autre type de mur de clôture, celui basé sur la trame d'une habitation, et conçu de la même manière. Le mur y compris les poteaux peuvent ne pas reposer sur un mur de soubassement en pierres. Là, pour empêcher les remontées, des pierres plates sont alignées entre les poteaux, à la surface du sol (bien que cela ne doit pas être très efficace). Le mur est parfois protégé des projections d'eau par des lamelles de bois verticales, disposées jusqu'à un peu plus d'un mètre au dessus du sol. Mais celles que l'on observe dans le cliché ci-dessous, sont là en réparation, pour masquer les trous.