Les okiya (置屋) sont situés dans un quartier généralement nommé hanamachi (ville des fleurs - 花街) ou kagai (à Kyôto). Les quartiers nommés hanamachi sont les quartiers de Gion (Gion Higashi et Gion Kobu), Kamishichiken (上七軒), Miyagawachō (宮川町), Pontochō (先斗町) et Shimabara (嶋原) à Kyôto.
A Tôkyô les quartiers accueillant les okiya sont les quartiers de Akasaka (赤坂), Asakusa (浅草,Asakusa), Kagurazaka (神楽坂), Mukojima, Shinbashi (新橋), Yoshichō.
A Osaka les okiya sont situés dans les quartiers Kita Shinchi, Minami Shinchi et Shinmachi (新町).
Les Oyiya sont entièrement gérés par des femmes. A leur tête l’ « Okaasan » veille au respect de la discipline et au bien être de ses pensionnaires. Ces pensionnaires sont des femmes exclusivement célibataires. Si l’une d’entre elles désirent se marier, elle devra « démissionner » et quitter l’établissement. L’ensemble des taches à l’intérieur de l’Okiya sont attribuées en fonction de la position hiérarchique et l’ancienneté dans l’établissement.
L’entretient de la maison est financièrement assuré par une quote-part prélevé sur gages des « Geisha » en exercice. De même, les domestiques et les « Geisha » retirés de la vie active sont entretenus sur les gages des « Geisha » en exercice.
Les gages de la Geisha sont fonctions de ses qualités, donc de sa réputation, de son expérience et de la durée de sa prestation. Autrefois, la rémunération versée était fonction du nombre de bâtons d'encens consommés. Chaque bâton ayant, selon la Geisha, une équivalence monétaire plus ou moins importante.