L'empereur n'a exercé au Japon qu'un réel pouvoir qu'à partir de 1863 avec l'empereur Mutsuhito (Tennô Meiji). Avant cette date seul les empereurs Tenji (de 662 à 672) et Tenmu (de 673 à 686) puis l'impératrice Jitô (de 690 à 697) exercèrent réellement le pouvoir. Le pouvoir passa ensuite entre les mains de la noble famille des Fujiwara du clan Nakatomi. Enfin entre le Xe et la moitié du XIXe siècle les pouvoirs étaient centralisés entre les mains des shôgun.
Avec la constitution de 1946, l'empereur (Empereur Hirohito (Shôwa Tennô)) renonce à son caractère de droit divin, il ne fait que nommer le Premier ministre et le président de la cour suprême. Il conserve néanmoins une influence importante en tant que symbole (comme l'indique les huit articles qui lui sont consacrés au chapitre premier de la constitution) dans la mesure où garant de l'unité et de l'intégrité du japon, il représente la continuité du japon et de ses traditions sorte de "ferment d'union" de la société japonaise. Il reste le chef du shintô.
La photo ci-dessus représente une fleur de chrysanthème (kiku). Le chrysanthème est le symbole de la famille impériale. Le chrysanthème ici présenté provient de la porte d'entrée de l'important sanctuaire yasukuni de Tôkyô.