
Les Samouraïs sont au service d’un daimyô ou du Shôgun . Ils ont un rôle de protection et de police. Ils reçoivent en contrepartie de leur service une pension directement versée par leur seigneur auquel ils ont juré fidélité. Contrairement à la période antérieure ces guerriers se déplacent en kimono et non caparaçonné dans une armure. Ils formeront une élite militaire « respectant » des règles de vie et d’éthique très strictes. Ces règles, qui puisent leur source dans l’ancien code oral des « bushi » nommé Kyûba no Michi (voie de l’arc et du cheval), fut réformé couché par écrit dans un texte intitulé « Bushidô ».
Les samouraïs se distinguaient du commun par le port du chon-mage (coiffure particulière caractérisée par la tonsure d’une partie du crane) et du Daishô. Le daishô, privilège des samouraïs, est un ensemble de 2 sabres (un long (katana) et un petit).
La fleur de cerisier, fragile et éphémère, comme la vie d’un samouraï fut choisie comme le symbole de leur classe.
La classe des samouraïs subsista jusqu’aux premières années de la restauration Meijien 1868. A cette date, partisans du Shôgun et de l’empereur s’affrontent et à travers eux ainsi que du système d’allégeance formulé à leur seigneurs (daimyô), les samouraïs. La victoire des partisans de l’Empereur Meiji marque le glas de la classe des samouraïs.
Dès 1869, le pouvoir impérial redessine la carte sociale du japon en instaurant 4 classes. La famille impériale (kôzoku), l’ancienne noblesse (kazoku), l’ancienne classe des samouraïs (shizoku) et le peuple (heimin).
En 1876 interdiction est faite de porter le double sabre et d’arborer le chon-mage (coiffure) privilège de la classe des samouraïs. En 1878 une grande réforme vient bouleverser l’organisation militaire. La conscription est mise en place mettant définitivement à mal la classe des samouraïs. Après quelques révoltes, ceux-ci, pour survivre, sont obligés de s’intégrer au système mis en place, en entrant dans la fonction public (police, armée…). Ils formeront la colonne vertébrale d’un japon en plein renouveau ayant besoin d’une élite disponible et éduquée. La classe des shizoku (士族) est donc progressivement assimilée au commun avant d’être abolie en 1947 lors de la promulgation de la constitution japonaise.