Devenir « geisha » est un enseignement long et difficile. C’est aujourd’hui une démarche volontaire de la part de certaines jeunes filles de suivre l’enseignement conduisant au métier de « Geisha ». Historiquement, certaines familles modestes vendaient leurs enfants à des maisons de Geisha «okiya»(置屋). Ces maisons veillaient alors à l’éducation, au gîte et au couvert ces enfants. Une stricte éducation commençait alors sous la direction d’une « matrone » (Okaasan).
Shikomi
Au début de leur formation les jeunes filles sont astreintes à de lourdes taches ménagères. Les plus jeunes étant plus corvéables que les ainées. Elles sont au service des Geisha. Cette phase et supposée briser et former la futur apprentie Geisha. Cette étape, autrefois assez longue, existe encore aujourd’hui mais n’excède pas quelques mois.
Minarai
Après avoir fait montre de certains talents (notamment en dance) lors d’un examen de passage, les nominées deviennent des Minarai. Elles sont relevées de leurs tâches ménagères et suivent une instruction plus artistique. Les Minarai sont souvent rattachées à une maison de thé elles apprennent notamment la cérémonie du thé…
Maiko (舞妓)
Au terme de la courte formation de Minarai, elles deviennent des Maiko (apprentie Geisha). Le terme de « Maiko » est propre à Kyôtô à Tokyô (anciennement Edo) on lui préfère le terme de « hangyoku » ou de « oshaku ».
Lors de cette période d’apprentissage la Maiko est assignée à une Geisha qui lui transmettra son savoir et ses connaissances. La relation ainée/apprentie (onee-san/imôto-san) est une facette importante de l’éduction de la Maiko. C’est de son ainée que la Maiko apprendra l’art de la conversation, perfectionnera sa dance, et sa façon de jouer du Shamisen du shakuhachi. C’est son ainée qui l’aidera sans doute à trouver son nom de Geisha et trouvant les Kanji appropriés au regard de son nom et ses qualités. L’apprentissage des Maiko est aujourd’hui largement plus court qu’au début du siècle.
Geisha
La Maiko ne devient « Geisha » (Geiko "芸妓" à Kyôto) ou encore « ippon » qu’au terme d’un examen sanctionnant sa maîtrise d’un ensemble de matières artistiques (musique, danse…) et de la cérémonie du « mizu-age ». Cette cérémonie ne pouvait se tenir que si la Geisha en charge du suivi et de la formation de la Maiko, estimait son élève devenue apte. En devenant Geisha les vêtements et la coiffure de la Maiko vont changer.
« Mizu-age » (水揚げ)signifie défloraison. Cette cérémonie est éminemment symbolique et marque le passage de l’état d’apprentie à celui de « Geisha ». Lors de cette cérémonie la virginité de l’apprentie geisha est mise à prix. Un « parrain » pouvait alors déboursée une importante somme d’argent afin d’acheté cette virginité. Dans les faits cet achat n’impliquait pas nécessairement des relations sexuelles. Au cours de cette cérémonie le chignon porté par la Maiko est coupé. Il s’ensuit une fête en l’honneur de la nouvelle Geisha.