(茶の 湯): signifie "eau de thé" mais fait référence à la cérémonie du thé en elle-même. Cette cérémonie est aussi désigné sous les noms de sadō (茶道), ou chadō (茶道). Les premières réunions autour du thé se firent dans des chaya, "maisons de thé", se trouvant à proximité des grands temples. Ce type de réunion se dénommait cha-yoriai pour l'aristocratie et unkyaku-chakai pour les petites gens. C'est à partir du XVe siècle que certains concepts vinrent modifier en profondeur la cérémonie du thé. Le Wabi, concept prônant la simplicité et l'abandon de l'apparence pour se concentrer sur la valeur intrinsèque des choses, mit fin au luxe clinquant de certaines réunions de thé antérieur.
Suite aux enseignement de Furuta Oribe (maître de thé, potier et guerrier 1544-1615), Kobori Enshû (maître de thé, calligraphe et guerrier1579-1647), Katagiri Sekishû (religieux bouddhiste et maître de thé, 1605-1673), le chanoyu devenant sadô se transforma en un exercice spirituel. A la même époque on assista à un foisonnement d'école avec des règles plus ou moins différentes (Omote-senke-ryû, Edo-Senke-ryû, Ura-senke, Oribe-ryû, Enshû-ryû...). Sous l'ère Edo les règles régissant la cérémonie du thé étaient particulièrement complexes et nombreuses, cela eut pour conséquence de ralentir sa diffusion au sein de l'ensemble de la population.