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| Lanternes de papier sur les berges de la rivière Sasebo enjambée par le pont Albuquerque. |
Il semble que l’origine de cette fête religieuse bouddhiste soit indienne. Le nom d’«Urabon-e» (于蘭盆会) proviendrait du terme sanskrit «Ullambana». « Ullambana » signifierai approximativement «pendu à l'envers en enfer et souffrir». «Ullambana» fait directement référence au sûtra éponyme. Ce sûtra raconte l’histoire de Mokuren (nom japonais de Maudgalyayana), disciple de Shakyamuni (Gautama Buddha ou bouddha suprême).
Il est ainsi conté que Mokuren eut un songe dans lequel sa défunte mère était tourmentée au Royaume des Esprits Affamés. Mokuren alla donc s’enquérir auprès de son Maître pour savoir comment soulager sa mère des tourments ainsi infligés. Le Maître lui conseilla d’organiser au 15ejour du septième mois une fête en l’honneur des sept dernières générations de défunts.
Mokuren organisa la cérémonie conseillée. Comme le Maître l’avait indiqué, la mère de Mokuren fut libérée. De joie, Mokuren se mit à danser. De cette danse naquit la danse nommée «Bon Odori», de cette cérémonie naquit la cérémonie de l’O-Bon, aujourd’hui encore pratiquée.
Cette cérémonie fut introduite de Chine, où elle portait le nom de «Zhongyuanjie », auprès de la cour impériale « japonaise » en 657. Vers le Xesiècle elle se répandit largement au sein de la population de l’archipel. Cette tradition devient si fortement encré dans les mœurs que, dès l'époque d'Edo (1603 à 1868 ap. J.-C.), des congés ("yabuiri") sont accordés aux domestiques afin de leurs permettre de visiter leurs ancêtres.
Même si cela est de moins en moins le cas, l'O-bon reste encore aujourd'hui un moment privilégié. Un moment où les japonais retournent visiter leur famille dans leur ville ou village natal.