Yûaikai. Cette fédération syndicale à l’histoire mouvementée est aujourd’hui dissoute. Elle fut fondée en 1912 par Suzuki Bunji. Cette organisation prit par la suite divers noms (Dai Nippon Sôdômei Yûaikai en 1919, Nihon Rôdô Sôdômei en 1921). Elle est plus connue sous le nom de « Sôdômei » (Fédération Japonaise des Travailleurs). Cette fédération syndicale disparaîtra en 1964. Nombre de ses membres adhéreront alors à la « Sôdômei » fédération syndicale nouvellement créée.
Zen Nihon Rôdô Sôdômei. Nommée aussi « Dômei » (Fédération japonaise des travailleurs). Cette puissante fédération syndicale de salariés était la résultante de l’union de plusieurs syndicats provenant de la « Sôdômei » et de sa « concurrente » la « Sôhyô ». Elle était apparentée au PSD (Partie Socialiste Démocratique) et revendiquait plus de 2 500 000 membres provenant pour l’essentiel du secteur privé. Elle fusionnera en 1987 avec d’autres organisations pour former le « Rengô ».
Nihon Rôdô Kumiai Sô Hyôgikai (日本労働組合総評議会). Connu aussi sous le nom de « Sôhyô » (Conseil Général des Syndicats). Fondée en 1950, c’était l’une des plus grandes fédération syndicale japonaise avant l’apparition du « Rengô ». Elle représentait, par la réunion de plus d’une cinquantaine de syndicats, plus de 4 500 000 travailleurs provenant essentiellement du secteur public. La « Sôhyô » rejoindra le « Rengô » en 1990.
Rengô (連合). Cette fédération de fédération est l’aboutissement du long processus d’union des syndicats japonais. Non communiste et modérée, cet organisme est aujourd’hui le troisième syndicat mondial par le nombre de ses adhérents (8 millions de membres lors de sa création, plus de 6.8 millions aujourd’hui). Fondée en novembre 1987, elle regroupe plus d’une cinquantaine d’organisations.