Il n'existe plus de toitures de chaumes dans Kyoto même, mais dans la proche banlieue (considérée comme faisant partie de la ville). A cela surtout les risques liés aux incendies . Quelques exemples subsistent, mais les coûts de restauration étant très élevés, ces toitures tendent à disparaître. La tuile est plus présente et en second, la tôle. Il se peut que le type de couverture soit en rapport avec un quartier en raison du secteur d'activité ou du fait de la présence d'un lieu particulier (temple, site protégé).
Il n'est pourtant pas rare de voir des maisons avec une toiture qui de loin, rappelle la forme d'une toiture de chaume, bien qu'elle soit de tuiles ou de tôle. Cette volonté de garder l'image de l'habitat tel qu'il était à sa construction, reflète celle que l'on trouve dans la restauration des monuments historiques. On refait à l'exactitude, avec les techniques actuelles, mais avec un maximum d'éléments
d'origine. Comme dans le cas ci-dessous, le toit de chaume qui est la partie la plus fragile, à été remplacé par une couverture de tuiles industrielles, plus économiques. Le dessin du toit est resté le même, ayant tout de même été adapté aux contraintes des nouveaux matériaux. On remarque ainsi que l'épaisseur du toit de chaume a été conservée et est représentée par un lattis de bois. Il est fort possible que sous la couverture, l'on ait la charpente d'origine à peine modifiée pour le nouveau type de couverture.
Dans cet autre exemple, il s'agit d'une extension, dont la toiture est en tuiles mécaniques. Par contre, la charpente est probablement adaptée au matériau tuile, notamment du fait de la pente. On voit très bien avec le bâtiment en arrière plan, comment les matériaux modernes ont été adaptés tout en conservant « l'identité » de la demeure originale.
D'un autre point de vue, l'usage à changé. Si autrefois il s'agissait de fermes, aujourd'hui il s'agit de résidences d'employés d'entreprises situées dans les grandes agglomérations dont ce village fait désormais office de banlieue. Mais ce type de demeure est le lieu où se croisent plusieurs générations, les parents ou grands parents anciens agriculteurs
Ici, on se retrouve dans le même cas de figure, avec comme élément de couverture, des plaques de tôle. Même le faîtage composé initialement d'une armature en bois, qui (au moins d'un point de vue pratique) visait à le maintenir face à de grands vents, a été refait à l'exactitude en métal. Comme le toit est en tôle et n'offre plus la même prise au vent, ni de fragilité semblable à une couverture de chaume, la présence de cette partie du faîtage, ne se justifie que pour donner à l'ensemble l'image de la construction d'origine.
Chaque région à son style propre, que ce soit dans la conception de la structure porteuse oudans le type de toiture. Cela est également dû au fait qu'une région est propre à certaines activités et que les constructions ont été réalisées en fonction de celles-ci. Il est ainsi possible de trouver des bâtiments propre à une autre région, dans par exemple, celle de Kyoto.