Correspond au théâtre de marionnettes. Cet art est aussi appelé ningyô-jôruri. Le terme ningyô désigne les chants épiques dont le bunraku (文楽) est issu tandis que le terme jôruri est le nom d'une héroïne d'une histoire épique. Ce n'est que vers le XIXe que le terme bunraku désigna ce type de divertissement (plus exactement en 1872 à Osaka au théâtre de Bunraku-za créé par les descendants d'Uemura bunrakuken l'un des précurseur du bunraku actuel). Cet art scénique est apparu sur l'archipel vers le XVIIe siècle. Tandis qu'un acteur déclame le texte, faisant varier sa voix en fonction des personnages et des situations, plusieurs marionnettistes de noir vêtus, s'activent sur scène pour donner vie aux poupées de plus d'un mètre de haut. Une poupée nécessite jusqu'à l'intervention de trois marionnettistes s'occupant des diverses parties des marionnettes. Les sentiments sont transmis aux spectateurs par la gestuelle, les mimiques des marionnettes dont l'expression n'est pas figée, la déclamation du texte mais aussi la musique utilisant comme instrument le Shamisen, sorte de guitare à trois cordes.
Les principales marionnettes sont: la jeune fille (Musume), l'homme au destin funeste (Bunshichi), la femme mariée (fukeoyama).... On distingue environ une soixantaine de marionnettes différentes.